Vendre sa maison sans courtier?  Une décision risquée !!!  

Vous vous apprêtez à vendre ou à acheter une maison? Vous décidez de procéder sans courtier immobilier? Vendeurs et acheteurs de maison s'exposent à mille et un pièges s'ils ne font pas affaire avec des courtiers immobiliers. Au début de sa pratique, il y a maintenant 13 ans, Me Stéphane Pagé, avocat expert en droit immobilier, recevait un appel par mois d'une personne désespérée comptant sur lui pour régler un litige. Aujourd'hui, il traite «quatre ou cinq demandes par semaine».

Me Pagé nous expose les pièges de ne pas faire affaire avec un courtier immobilier, donne des exemples concrets et explique en quoi le courtier est une valeur ajoutée dans toute transaction immobilière.

Me Pagé gagne sa vie à régler des problèmes entre acheteurs et vendeurs de maison. Il peine à suffire à la demande. C'est donc à «titre préventif» qu'il s'adresse aux gens pour les convaincre de l'utilité des courtiers immobiliers. Les gens sont rarement de mauvaise foi, soutient-il. Mais l'ignorance peut les mettre dans un solide embarras. Il a répertorié cinq «pièges».

L'acheteur et le vendeur signent une entente sur un modèle de promesse d'achat pris sur Internet ou dans une librairie. Première erreur : ils oublient d'inscrire les conditions de financement. Cauchemar : la banque refuse un prêt à l'acheteur. Celui-ci en informe le vendeur qui, ô malheur, avait lui-même fait une promesse d'achat sur une autre maison à la condition de vendre sa résidence. Le vendeur pourrait être poursuivi par le propriétaire de l'autre maison, qu'il ne peut plus acheter faute de fonds. Et l'acheteur pourrait être lui-même poursuivi en dommages et intérêts par le vendeur si ce dernier finit par vendre sa maison à perte.


Il arrive que des vendeurs acceptent plusieurs offres d'achat. Ils omettent les délais, ils se disent à tort qu'ils choisiront la meilleure offre. Erreur... Ils risquent de recevoir des mises en demeure des acheteurs. «Aux petites créances, les poursuites peuvent atteindre 15 000 $», prévient l'avocat.

La déclaration du vendeur n'est pas obligatoire, mais elle est recommandée. Dans le cas d'une vente avec un courtier, le formulaire déclaration du vendeur sera systématiquement fourni à l'acheteur car il s'agit d'une obligation de la loi, afin de protéger tout le monde. Dans ce document écrit, le vendeur répond de bonne foi à des questions sur la structure de sa maison, sur le sol, les odeurs, les infiltrations d'eau, etc. Le courtier a aussi l'obligation de fournir à l'acheteur les factures de remboursement d'assurances ou de réparations concernant la maison.

Un courtier immobilier fera en sorte que le vendeur fournisse un certificat de localisation à l'acheteur ou il s'assurera que l'actuel est encore valide. «Sans courtier, l'absence de ce document est très fréquente», soutient Stéphane Pagé.

Acheteur et vendeur se présentent devant le notaire qui réclame le document. C'est la panique. «Il y a parfois des semaines d'attente pour faire faire un certificat de localisation», insiste-t-il. Le vendeur s'est dit qu'il économiserait 1000 $. Mais il n'avait pas prévu tous les délais et les emmerdements.


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